Je ne sais pas bien comment rendre compte de ce que je ressens... Voilà que tout est fini. Voilà que j'ai attendu pendant pendant si longtemps et je m'apperçois que les mots ne peuvent pas traduire ce qu'il y a au fond de moi. Je garde un souvenir magnifique, et le mot est faible...
Le 15 mai, c'est avec enthousiasme que je me lève. Je bondis de mon lit. Aujourd'hui je pars avec ma soeur Coralie à Toulouse. Nous mangeons, puis notre mère nous emmène à la gare. Le train part à midi 38. Et moi j'ai le sourire aux lèvres.
Nous arrivons à Toulouse vers 15 h. Nous nous dirigeons vers notre hotel. Puis tout de suite, nous allons repérer ou se trouve le Zénith, histoire de ne pas perdre de temps à chercher demain. En suivant les pancartes nous y arrivons enfin. Des gens font la queue pour le concert de ce soir. Je me dis que demain au même moment, c'est nous qui attendrons.
Puis après ça, nous retournons dans le centre. Nous faisons des provisions pour demain, nous mangeons à mc do et bonté divine nous nous couchons à 22h30 ! Ceci est un exploit parce que ça fait des années que nous ne nous sommes pas couchées si tôt ! D'habitude, nos nuits commencent dans le meilleur des cas à minuit. Mais nous sommes consciente qu'il est important de se reposer pour la journée de demain.
Au bout d'une demi heure je m'endore. Mais comment dormir d'une traite quand notre seule envie est de se réveiller ? Toute la nuit est ponctuée d'une heure qui n'avance pas... Quand à un moment je me réveille et je vois qu'il est 6h57. Bon sang ! mon réveil sonne dans trois minutes ! Enfin !
7h, je bondis du lit. C'est aujourd'hui. Il n'y a plus de décompte. C'est là, maintenant que tout arrive, que tout commence. C'est aujourd'hui que je me rend au Zénith. C'est à mon tour.
A 8h20, nous quittons l'hôtel. Pause à la boulangerie pour acheter une cargaison de chocolatines.
A 9h05, nous arrivons au Zénith, après s'être un peur perdu... Il y a environ 150 personnes. Nous nous installons et nous sommes prêtes pour une journée d'attente. Il n'y a pas un nuage et il doit faire à peu près 25°.
A midi, Coralie et moi nous allons nous acheter des hot dog dans la baraque ambulante juste à côté. Ma soeur préfère que nous mangions à l'ombre avant de retourner à notre place. Ca me plait moyennement mais on se met quand même à l'ombre, à l'écart de la file d'attente. C'était sans compter que quelques minutes plus tard les vigiles avaient décidé de placer les barrières pour les trois files d'attentes. Tout le monde se lève alors dans un mouvement plus ou moins fusionnel. De loin, nous voyons la scène et je commence à panniquer, on va perdre nos places. D'autres fans derrière paniquent aussi "Mais qu'est-ce qu'il font ?!" et ils se mettent à courir. Je fais de même, et hot dog à la main je ramasse nos vestes, nos sacs et essaye de me replacer. C'est réussi, ma soeur me rejoint, on ne s'est pas fait doubler. Tout le monde est debout. Une fois les barrières en place, les vigiles font reculer tout le monde pour que nous puissions nous assoir. C'est plutôt difficil, mais au bout de quelques minutes, tout est en ordre.
La journée défile. Les heures passent... De temps en temps, Coralie et moi nous nous levons pour ne pas faire d'insolation et nous dégourdir les jambes. A 15h40, nous allons au bar le plus proche pour pouvoir aller aux toilettes. Durant toute la journée, je mange et je bois suffisemment, il faut que je tienne le coup physiquement !
Vers 16h, je vois une amie d'internet, Marion, pour la première fois ! Elle a une place en gradin. Une rencontre très agréable.
A 17h, la file de gauche se lève, la file de droite, elle, se lève à moitié. Mais nous, la fille du milieu, on reste assi. Coup de chance. C'est seulement une demi heure avant l'ouverture que nous nous levons.
A 19h, les portes s'ouvrent. J'ai ma place à la main, je stresse comme une folle, je finis vite fait ma bouteille d'eau et la jette. On me fouille puis je passe dans un espèce de tourniquer. Enfin, une fille déchire ma place. Puis tout se passe très vite, je ne réfléchis pas, je sais que Coralie est derrière moi, je suis les gens devant, ils ouvrent les portes. On accède enfin à la salle. Je cours le plus vite possible vers la scène. Je me place au milieu. Des gens crient "Assis !" J'ai l'impression de me jeter au sol. J'y suis. Devant, au quatrième rang. Coralie est à côté de moi. Je tremble de partout, j'ai envie de pleurer. Je suis enfin dans la salle où tout va se passer, où la vie commence...
On retse assi pendant une heure. Je mange des sucres, je tremble de partout. Chacun s'occupe comme il peut. La chaleur est pesante mais encore supportable. Nous sommes serrés, mais là encore, c'est supportable.
A 20h, tout le monde se lève. Le public crie "Mylène !", et fait même la hola. Celle-ci a du mal à se déclencher dans les gradins, mais au bout d'un moment, toute la salle fait le même geste. L'ambiance est là, le public est uni. C'est l'hystérie !
A 21h, une musique commence... et dure une demi heure ! De quoi être de plus en plus impatient.
Enfin à 21h30, un oeil apparait sur un écran géant sur la scène. L'image est vraiment immense. Un émerveillement m'envahit. C'est le début de la belle aventure. Le concert commence ! Ca y'est. L'oeil apparait encore plusieurs fois, puis la musique retentit. Les images défilent et nous sommes emportés dans un autre monde, même pas définissable... Au milieu de cela, Mylène apparait. Elle est face à nous, Coralie me tient la main, elle sait combien le moment est important pour moi. Je ne comprends plus rien à ma vie, je crois rêver, je me sens bien. Mylène est là, en face de nous. Je la vois au plus près. Je ne peux pas être plus heureuse...
Le concert passe à une allure fulgurante. L'enchainement des chansons est parfait. En plus, il y a pas mal de vielles chansons, celles que je préfère. J'ai beaucoup aimé quand elle a chanté Libertine, Sans contrefaçon et C'est dans l'air. Tout ça était dans une chaleur agonisante, mais quelle importance, nous passions tous un moment unique et quelque peu indescriptible.
Mais voilà que tout se termine. J'ai l'impression de me réveiller d'un rêve... tellement beau. Nous sortons de la salle. Ma soeur est elle aussi sous le charme et s'achète une affiche et un stylo ! Cela me surprend, elle va devenir fan comme moi à tous les coup ! Moi je m'achète trois affiche, ainsi que le programme.
Retour à l'hôtel. Le lendemain, départ pour Bordeaux. Retour à la vie normal. Demain, je vais à la fac et en plus je présenterai mon exposé...
Mais à bientôt...