Le 11 septembre, c'est le jour du grand départ. A 14h20, mes parents, ma soeur coralie et moi prenons le train pour Marne la Vallée. Nous arrivons à 18h20 et nous retrouvons le cousin de mon père qui nous héberge chez lui durant le week end. Ce voyage farmerien est aussi l'occasion de revoir la famille, que nous n'avons pas vu depuis très longtemps. Le repas du soir se veut familiale et agréable. Au milieu des discussions, comme isolée dans ma tête, j'attends en silence le lendemain, la joie prend une place importante mais se veut intimiste.
Le 12 septembre, mon réveil sonne à 10h30. Je descend boire un thé avec ma famille, puis je me prépare. Je bouillone d'impatience. A 17h05, mon père et son cousin emmène Coralie, notre cousine Mélanie et moi à la gare qui est à 5 minutes. Mélanie nous accompagne jusqu'au stade, elle connait un peu l'endroit. Ce soir, nous avons prévu, Coralie et moi, de dormir chez Mélanie, qui habite juste à côté du stade.
Arrivé à la gare, nous prenons donc le RER E. Au bout de deux stations, on nous averti d'un arrêt de trois minutes. Bon, si c'est que trois minutes, ça passe... nous pouvons attendre. Mais à la station suivante, l'angoisse va monter d'un cran, on nous informe que quelqu'un a voulu se jeter sur la voie, et que par conséquent tous les trains sont arrêtés jusqu'à durée indéterminée. Panique inévitable. Je commence à stresser serieusement. Mélanie et Coralie sont plutôt sereines. Heureusement... On sort donc du train. Mélanie nous dit qu'elle ne sait pas trop quoi faire. J'hallucine, il fallait que cet incident tombe aujourd'hui ! On a toujours l'impression que ça arrive qu'aux autres ce genre de trucs. Et beh non ! On sort de la sation et nous rencontrons deux jeunes filles qui ne savent pas trop quoi faire elles non plus. Leur destination n'est pas très loin de Saint-Denis, elles décident de prendre le bus 303. En réfléchissant, Mélanie dit que nous allons faire pareil. Nous prenons donc le bus. Dix minutes plus tard, nous changeons de bus et prenons le 203. Je ne sais absolument pas où nous sommes. Mélanie se repère plutôt bien, c'est déjà ça.
Ensuite, direction le métro. Là, je déstresse un peu, sans doute grace aux conversations avec Coralie et Mélanie, qui sont vraiment les bienvenues. De plus, nous voyons qu'il y a d'autres fans dans le métro. C'est rassurant. Nous sommes en lieu sur ! Arrivé à Chatelet, nous prenons le RER A. Là, il y a plein de fans dans le train, on les repère facilement avec leur habits Farmer et leur enthousiasme débordant. Je suis nettement rassurée.
A 19h, nous arrivons enfin. Avec une heure de retard. Mon coeur bat, j'ai presque envie de pleurer en voyant le stade. On y est enfin ! Ca paraissait tellement inaccessible après toutes ces péripécies ! Sans Mélanie, on y serait jamais arriver.
En se dirigeant vers le stade, on émerge directement dans l'ambiance du concert de ce soir. C'est impressionnant. Les boutiques sont en mode Farmer, on entend du Mylène partout ! Une dame vend à Coralie et à moi des bâtonnets fluo pour faire une surprise à Mylène pour son anniversaire. Je m'approche de la boutique de mershandising, mais finallement je décide d'y aller après le concert. Coralie et moi nous nous achetons un sandwish et un coca, histoire de pas mourir de faim un peu plus tard.
On se dirige ensuite vers la porte Y. Nous faisons la queue une demi heure, Mélanie attend avec nous. Nous lui passons ensuite nos bagage et elle nous laisse passer la barrière. Place en main, je la fait biper dans la machine avec le code barre. Oui, j'avais jamais vu ça, on nous a même pas enlever le petit bout... enfin bref. On se fait ensuite fouiller par deux vigiles. Viens après la pause toilette.
Coralie et moi, cette fois, sommes près du but. Il est 19h50. Nous nous dirigeons vers le chiffre 3. Personne ne nous place, nous trouvons nos sièges toutes seules comme des grandes ! Nous sommes dans un virage, au dessus d'une porte, il n'y a personne devant nous, juste la barrière. Bon sang, qu'est-ce que c'est grand comme endroit ! En même temps, la scène a des dimensions adaptées.
A 20h, la première partie. Vraiment très bien, très divertissent et pas ennuyeux une seule seconde ! Après cela, des musiques sont diffusées dans le stade. La hola s'installe petit à petit, et pour une fois, c'est des gradins qu'elle part ! Puis tout le stade fait la hola. D'ailleurs, cela donne un effet très impressionnant. Le mouvement s'empare de la foule et arrive sur nous. Le public est uni, la communions est en place, elle est inévitable. Quand vient le remixe de Sextonik, le public se déchène. Je profite déjà du concert, d'une certaine façon. Nous avons tous conscience qu'il s'agit d'un des concerts les plus attendu de Mylène. Nous nous rappelons tous du jour de la mise en vente des places...
Juste après, la musique de Batman. Enfin ! Les larmes montent et coulent déjà. Cette musique, définitivement, elle me prend au tripes, elle précède le moment tant attendu. Ca faisait deux mois que je ne l'avais pas entendu, et là ça faisait un bien fou de l'entendre à nouveau. Elle diffuse une espèce d'atmosphère religieuse ou tout le monde est saisi d'un grand bonheur. Cette musique dure 30 minutes. Et enfin, l'oeil apparait. puis le stade est plongé dans le noir. Les images défilent sur l'écran. Mon coeur bat, c'est la dernière fois que je les voit, j'en suis consciente. Puis Mylène apparait enfin. Elle est loin, ça change de la fosse, mais c'est un concert de Mylène, donc forcément, c'est magique et je suis contente d'être là. Les écrans et les éclairages sont tellement impressionnants, que le spectacle est appréciable même en étant loin. De plus, l'ambiance est vraiment excelente. Les chansons s'enchainent, la foule est en délire, fosse comme gradin. Quelques nouveautés par rapport aux concerts en salles, qui sont vraiment réussies.
Lorsque vient la chanson Rêver, je sors mon batonnet fluo, je le garde dans les mains. A la fin de la chanson, je le mets plus haut. Le public reprend Rêver, et après ça, nous chantons Joyeux anniversaire, mais dans une jolie caquophonie. Yvan Cassar remet alors spontanément de l'ordre en jouant la mélodie au piano - et dans une synchronisation parfaite, le stade entier chante un joyeux anniversaire à Mylène. Les acclamations n'en finissent plus et Mylène est magnifestement très émue, comme la plupart des gens du public. C'est une grande communion, je ne le dirais jamais assez.
A la fin de Ainsi soit je..., la remontée vers la scène est simplement magestueuse. Quand vient Sans contrefaçon, ma soeur et moi, nous nous levons et chantons comme des folles. Le stade entier est en transe, c'est l'hystérie totale, tout le monde danse. Sur C'est dans l'air, l'ambiance est encore des plus hystérique et Mylène nous fait bien rire avec ses erreur dans la choré et dans les paroles.
Le final sur Désenchantée cloture de façon parfaite ce concert. Quoi de plus symbolique ? J'étais très surprise de ce choix, mais finallement, il apparait comme une évidence. Un jour particulier, un lieu immense, le concert s'achève sur l'hymne farmerien par excélence. Le public reprend la chanson, et Mylène s'éfface peu à peu derrière lui, comme si au final, cette chanson nous appartenait à tous. La musique retentit une dernière fois dans le stade. Mylène est au sommet des escaliers, l'écran se referme sur elle. C'est terminé.
Coralie et moi, nous nous levons, je reste quelques secondes contre la barrière qui était devant nous. Je ne veux pas partir, j'étais si bien ici. Je suis comme abasourdie... Je regarde la scène une dernière fois, les yeux humides. Et cette fois, c'est vraiment terminé... Je dois partir et quitter Mylène pour cette tournée. Nous sortons du stade, je marche à contre-coeur, je suis triste que ce soit fini, mais en même temps, je suis heureuse du moment que j'ai passé. Une fois à l'exterieur, j'appelle mon amie Elodie pour partager notre émotion. Nous nous dirigeons ensuite vers la boutique de mershandising. J'achète un briquet, un t-shirt et un pin's. Tout ça sert strictement à rien, mais qu'est-ce que ça me fait plaisir d'avoir des objets sur Mylène !
Coralie et moi retrouvons ensuite Mélanie. Nous lui racontons le concert. Je suis contente du moment que j'ai passé. Nous rentrons à pieds jusqu'à l'appart de Mélanie qui est tout près. Une fois là-bas, nous mangeons un brownie et busons une tisane, tout en parlant longuement de choses et d'autres. A 2h30, nous finissons par nous coucher, et moi j'ai des souvenirs plein la tête...
Le lendemain, Mélanie, coralie et moi prenons le métro, puis le RER pour retourner à la gare. Mon père et son cousin viennent nous chercher. Dernier repas en famille, avant de repartir sur Bordeaux.
C'était le dernier voyage pour un concert de Mylène Framer... Retour à la norme.