En 6è, ma soeur était fan de Lorie. Maintenant elle écoute du sum 41 et du My chemical romance. Mon amie Lucie était fan de MC Solaar, maintenant elle est en admiration devant Bob Marley et U2. Ma voisine Léa n'en voyait que par Alizée, aujourd'hui elle écoute de l'électro.
Moi, en 6è, j'aimais Mylène Farmer. Aujourd'hui, je l'écoute toujours.
Aux autres enfants, ça leur passe leur fanatisme de gamin.
Mais pas moi.
Maintenant j'ai compris. Aimer une chanteuse comme Mylène Farmer, c'est pas du tout pareil qu'aimer quelqu'un d'autre. C'est une véritable philosophie. Cela implique une perception particulière de la vie.
A partir de mes 11 ans j'ai eu besoin d'un réconfort face à cette vie si dure. J'avais besoin d'entrer dans un monde qui me corresponde. Car quand on quitte l'enfance doucement, que l'on voit la dureté de la vie, on tombe de haut, on a mal et on cherche quelqu'un ou quelque chose qui nous comprenne. On cherche à s'integrer dans ce monde, à être quelqu'un.
Mais les autres sont tellement intolérants et méprisants que cela est difficil. Alors personne ne m'appendra ce que c'est que la solitude. J'ai un mal-être, j'apprends à vivre avec. La fin de mon enfance n'a pas été normale. Je n'aime pas la sobriété parce que je fais ma crise d'adolescence. Non. La mélancolie devient presque un art de vivre. C'est dans ma nature depuis longtemps.
Puis j'ai découvert Mylène. Celle qui m'a compris. On voit bien qu'aimer Mylène n'est pas donné à tout le monde. On y est comme prédestinés. Il m'était parfois dure de sortir de son univers. Mais maintenant j'arrive à mieux vivre dans ce monde, même si je ne me sens toujours pas à ma place et que je me sens quelques fois encore incomprise. Et puis je suis toujours rattacher à cette enfance, dans le sens où je joue encore, quelque part. J'ai peur de grandir. Mais je ne vous parle pas de nostalgie. Ce qui me fait peur est lié au corps lui-même, au principe de réalité et de mort.
Et aimer Mylène dans tout ça, fait que je me sens moins seule, que je me retrouve dans un monde qui me convient.
Moi, en 6è, j'aimais Mylène Farmer. Aujourd'hui, je l'écoute toujours.
Aux autres enfants, ça leur passe leur fanatisme de gamin.
Mais pas moi.
Maintenant j'ai compris. Aimer une chanteuse comme Mylène Farmer, c'est pas du tout pareil qu'aimer quelqu'un d'autre. C'est une véritable philosophie. Cela implique une perception particulière de la vie.
A partir de mes 11 ans j'ai eu besoin d'un réconfort face à cette vie si dure. J'avais besoin d'entrer dans un monde qui me corresponde. Car quand on quitte l'enfance doucement, que l'on voit la dureté de la vie, on tombe de haut, on a mal et on cherche quelqu'un ou quelque chose qui nous comprenne. On cherche à s'integrer dans ce monde, à être quelqu'un.
Mais les autres sont tellement intolérants et méprisants que cela est difficil. Alors personne ne m'appendra ce que c'est que la solitude. J'ai un mal-être, j'apprends à vivre avec. La fin de mon enfance n'a pas été normale. Je n'aime pas la sobriété parce que je fais ma crise d'adolescence. Non. La mélancolie devient presque un art de vivre. C'est dans ma nature depuis longtemps.
Puis j'ai découvert Mylène. Celle qui m'a compris. On voit bien qu'aimer Mylène n'est pas donné à tout le monde. On y est comme prédestinés. Il m'était parfois dure de sortir de son univers. Mais maintenant j'arrive à mieux vivre dans ce monde, même si je ne me sens toujours pas à ma place et que je me sens quelques fois encore incomprise. Et puis je suis toujours rattacher à cette enfance, dans le sens où je joue encore, quelque part. J'ai peur de grandir. Mais je ne vous parle pas de nostalgie. Ce qui me fait peur est lié au corps lui-même, au principe de réalité et de mort.
Et aimer Mylène dans tout ça, fait que je me sens moins seule, que je me retrouve dans un monde qui me convient.